
Abthurium crydtallinum

Anthurium commerciale.

Butterfky.

Anthurium Coquille.


Anthurium schizerianum
Sténio Félix.
Anthurium.
Anthurium andreanum.
Famille Aracée.
Origine : Amérique tropicale et Asie. L’espèce type provient des forêts de Colombie.
Autres noms : Langue de feu, flamand rose.
Le nom vient du grec anthos, fleur et oura, queue.
Anthurium Andreanum. Cette espèce a été découverte en Colombia en 1876 par le botanoste Edouard André.
André a envoyé des plantes en Belgique et au Royal Botanic Gardens de Kew, Angleterre. On trouve l’Anthurium dans les îles Hawai en 1889. Les plantes d’Hawai sont venues de Londres. On pense que cette plante a été introduite à Maurice vers la même période par un Baissac.
Ce n’est que dans les années 40 que la multiplication clonale a débuté. Ces clones allaient donner des formes et couleurs très variées La Ozaki, vieille de 70 ans date de 1936, et la ‘Nitta’ de 1946. Ces variétés sont encore produites par Microlab à Maurice.
Le plant d’Anthurium a une tige assez rigide avec de larges feuilles en forme de cœur pointues. La fleur de l’Anthurium aussi en en forme de cœur a un aspect dur et ciré . On l’appelle la spathe. Elle est surmontée par l’inflorescence ; en forme doigt, parfois droit, souvent recourbé . Les spathes sont blanches, roses rouges, vertes ou oranges. Les variétés avec des spathes de deux couleurs se nomment Obaques.
Plante très toxique par ingestion et par contact. La sève et les jeunes feuilles étant les plus dangereuses.
La commercialisation actuelle prend compte des spadices de différentes formes et des spathes de différentes dimensions et couleurs : blanc, crème, marron, rose, rouge pâle, rouge foncé, vert ou vert bicolore.
La fleur est recherchée pour sa rigidité et sa sa longue durée de vie en vase de plus de deux semaines.
L’Anthuriums aime un sol riche en matière organique très aéré et bien drainé. Planté dans un milieu poreux/ il ne supporte pas la sécheresse ou l’excès d’eau.
Sous couverture de sarlon à une température de 18-22 degrés la plante va fleurir en abondance
A Maurice, la plante avait d’abord été plantée un peu partout chez des particuliers sous des arbres.
Avec un début de commercialisation, on pouvait voir dans les années 50, des serres sous couverture de bambous chez certains propriétaires et employés des sucreries, en haute altitude.
C’est René Antelme, décédé en 2009, qui a fait introduire le sarlon pour améliorer les structures. Des modèles de serre plus solides sous sarlon ont été expérimentés par Alain Harel à Flacq. Ce type de serre qui a fait ses preuves, en période cyclonique est encore utilisé.
Le wilt de l’Anthurium.
Dès 1973 des planteurs amateurs d’ ‘Anthurium qui produisaient quelques hybrides avaient constaté des mortalités chez certains hybrides. Après le cyclone tropical “Gervaise”la Ralstonea Solanacearum a sur Anthurium a été décelé à Maurice par Robert Antoine et Sténio Félix. L’anthurium etait alors planté sous serre couvert de bambous directement dans le sol sans fumure. La maladie devait être étudiée à la Mauritius Sugar Industry Research Institute.
En 1979 Raymond Mamet assumé le poste de conseiller des planteurs de Mascareina. C’est donc lui qui a eu à faire face à ce nouveau problème.
René Antelme qui avait crée cette firme d’exportation de fleurs devait initier les grandes plantations d’Anthurium dans des serres. Il avait des contacts à Hawaï et en Hollande Il rapporta plusieurs espèces d’Anthurium à Maurice. Ozaki Nitta, Mauna Kea, Marian Seefuth. La multiplication par bouturage a été surtout confié à Alain Harel à Bel Etang, Georges Wiehe à Labourdonnais, Jean Brouard de Le Terrain, Flacq. et Bathfield à Henrietta.
La commercialisation de l ‘Anthurium chez nous doit être mis au crédit de René Antelme et des ses collaborateurs dont Bob Anteme qui devait le succéder et Gerard Martin. Ce dernier a mis les exportations de fleurs mauriciennes sur la carte mondiale.
J’ai été nommé à la place de Mamet comme pathologiste et conseiller technique du groupe Anthurium Export.
Mes activités allaient couvrir l’agronomie et l’entomologie, de même que le contrôle de qualité des fleurs.
Plusieurs planteurs d’Anthurium ont apporté leur contribution au développement de cette plante à Maurice, notamment Jean Brouard, Lagesse à St Aubin, Forget à Flacq, Madame d’Unienville à Médine et et surtout Georges Wiehe et son assistant à Labourdonnais. Tous étaient très concernés par la menace du wilt et craignaient non sans raison une recrudescence de la maladie.
J’ai recommandé de profonds changements dans les méthodes de plantation. Introduisant un milieu plus riche en matière organique avec l’usage du fumier de ferme ou de poulet et aussi une couverture de paille de canne pour abaisser la température du sol. L’utilisation des principaux antagonistes Fusarium oxysporum non pathogène Pseudomonas fluorescens Pseudomonas syringae, souches saprophytes et des Streptomyces et Trichoderma présents dans nos sols en présence du fumier pouvait dans mes calculs réduire l’activité du pathogène cible. La méthode a été adoptée en premier par Alain Harel dans ses serres d’Anthurium Export à Flacq. Puis par Georges Wiehe à Labourdonnais et Jean Brouard à
LeTerrain, Queen Victoria.
Le laboratoire de de micro propagation Microlab, initié avec l’approbation de Anthurium Export avait été installé dans une maison que nous avons loué et aménagé à Quatre Bornes.
René Antelme et Georges Wiehe ont joué un rôle important dans ce projet. N’étant pas microbiologiste je me suis servi d’abord de mes connaissances de pathologiste pour faire démarrer le laboratoire. Mes premiers essais de mise en culture se sont révélés négatifs en raison de la présence permanente de contaminations tant par les champignons que les bactéries. Deux experts, les docteurs Fèbvre et Constantine de France et d’Angleterre respectivement conseillers d’Anthurium Export spécialement dans le domaine de micro propagation ont aidé au démarrage technique et ont résolu nos difficultés par des désinfectants nouveaux.
Microlab a été pris en charge depuis le début par mon fils Jean Felix, diplômé de Montpellier. Après le départ des experts, il devait vite organiser une production saine et a pu fournir des plantules à plusieurs entreprises. La sourde présence de la bactérie Ralstonia solanacearum dans les plants in vitro a été une de ses constantes préoccupations.
Il a récemment introduire la culture hydroponique pour les plantules issues de son laboratoire. Dans ce domaine ; Maurice a rejoint la Hollande et pourra même exporter des plantules saines exemptes de contamination par Ralstonia solanacearum. Le laboratoire a été complètement effectif dés 1991 pour la multiplication en masse de plusieurs variétés.
Un nouveau laboratoire plus grand a été installé en 1996 à Bel Etang, Flacq.
Ce laboratoire ayant en annexe une serre pour le transfert des micros plants est toujours en activité. En 2008, la compagnie Ciel a fait l’acquisition de Anthurium Export , des serres d’Anthurium et du laboratoire Micolab, en conservant le personnel.
Les agents pathogènes sont connus pour être présents, même dans les solutions nutritives. Ils se manifestent par l’infection de la plante ou peuvent rester en état de latence. Une longue expérience de cette bactérie me laisse entrevoir que planteurs et scientistes seront en présence de nouvelles difficultés et de nouveaux défis. L’utilisation du fumier et des couvertures herbacées devenant de plus en plus onéreuseles planteurs ayant en présence un niveau assez faible d’infection ont tendance d’en sous estimer l’importance et reviennent aux anciennes méthodes. Pour eux le risque est limité. La maladie étant toujours sévère sur la tomate on a de plus en plus recours à la culture hors sol. Je pense qu’après une recrudescence de la maladie dans l’Anthurium sui selon mes vues est inévitable, les planteurs vont opter pour la culture en hydroponique. L’expérience des planteurs de tomate et de Microlab va alors être déterminante.
Une autre maladie bactérienne Xanthomonas campestris pv. Dieffenbachiae a menacé l’industrie de l’Anthurium depuis 1980 à Hawai. Il semble qu’une souche inoffensive de cette bactérie existe déjà à Maurice. Depuis son arrivée à la Réunion en 1996, la bactérie provoquant un dépérissement de l’anthurium, fait l’objet d’une surveillance régulière. La destruction des foyers initiaux en 1997 avait permis d’envisager une éradication de la maladie. Mais pour différentes raisons, celle-ci est réapparue début 2007 à la Réunion, menaçant à nouveau la filière anthurium. Lors de ma mission dans ce pays en 1986, j’ai cherché en vain la presence de Pseudomonas Solancearum. Dans l’Anthurium. La maladie existe cependant dans la tomate.
La Hollande avec 90 ha de serres est le plus grand producteur et exportateur suivi par Maurice. La Hollande ne plante que du materiel sain issu de culture de tissues. En 2006 la Hollande a exportée 84 million de fleurs d’anthurium.
D’autres exportateurs sont Hawai, Brésil, Sri Lanka, Inde and Côte d’Ivoire. Philippines
Espèces d’Anthurium.
Anthurium andraeanum
Anthurium cordatum
Anthurium crenatum
Anthurium dominicense
Anthurium palmatum
Anthurium scandens
Anthurium crystallinum. Cette dernière a été cultivée depuis longtemps à Maurice.
Anthurium Scherzerianum: Appelée aussi en français langue de feu, c’est l’espèce que l’on élève facilement en appartement. De couleur rouges, oranges ou blanches
Cultivé privément à Maurice sous des varangues de maisons en bois, sa culture n’a pas cependant eu la faveur des horticulteurs.