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Sténio Félix. 

 

Bégonias.

 

Begonia semperflorens

Famille Bégoniacées -

Origine

Amérique du Sud, Afrique, Asie.

Autres noms :, Jésus, Oseille marron ou Tamaya.

 

Le Bégonia doit son nom au botaniste Plumier, qui, pour témoigner sa respectueuse gratitude à Michel Bégon, fonctionnaire colonial sous Louis XIV qui était  à Saint Domingue, Haïti le surintendant de la marine. Il était et un passionné de botanique. Plumier  dédia cette plante qu’il avait découverte en 1869, en Amérique, à Scipion-Jérôme Bégon, qui fut évêque de Toul, de 1723 à 1753.

 

Le bégonia est une jolie plante herbacées, cultivée comme plante ornementales . La plante peut atteindre un mètre.

Les fleurs simples,sont groupées en panaches.

Elle est très commune aux Mascareignes, ou elle est souvent cultivée sous les varangues.  Les fleurs  simples ou doubles sont rose brillantes.

Il existe des centaines d’espèces de Begonias à tiges molles et avec des nœuds assez grosses.

François Félix Crousse (1840-1925), horticulteur, était le spécialiste mondial du bégonia a crée plusieurs centaines de variétés.

Les belles  feuilles charnues sont soyeuses,  Les fleurs ont de 2 à 5 pétales .

Les racines sont tubéreuses.

Les bégonias nains sont plantées en plate bandes à Maurice, et sont de plusieurs coloris. Cette plante fait un  très bel effet dans les parterres.

    

brede-lmalbarbrede-malbar-nlog1Sténio Félix.  

 Brède malbar

Amaranthus dubius vividis

D’origine indienne, le mot brède signifie feuilles bonnes à manger.

Autre noms : Pariétaire.

 Description :

La Pariétaire-piquante est une plante dressée de 0,5 à 1 m de haut, moyennement ramifiée, à profil ovale.

La tige est robuste, cylindrique, souvent rougeâtre et non poilue.

Les feuilles sont alternes. Une paire de fortes épines rougeâtres et renflées à la base est insérée sur la tige à la base de chaque feuille. Le limbe est simple, en lozange, à nervures très régulières (apparentes en dessous), au sommet échancré avec une courte pointe. Sa surface est criblée de points translucides, à l’état frais ou pustuleux, à l’état sec.

Les fleurs sont vertes et en épis grêles terminaux.

Les fruits s’ouvrent à maturité. Ils ne contiennent qu’une unique graine, lenticulaire, noire et lisse.

 Le nombre de graines produites est considérable.

 Cette espèce tropicale est très répandue. A Maurice dans les champs de cannes, les terrains vagues ou le bord des routes. suvsidiaires.

  La fleur  du Café Marron de Rodrigue.en provenance de Kew, Angleterre. fleur-cafe-marron-a-kex-blog

Sténio Félix.

 Le “café marron” de l’île Rodrigue.

 

C’est un arbuste de 2 mètres, à feuille verte, produisant des fleurs blanches. On l’a croyait disparue.

En 1980, un enseignant envoie ses élèves explorer afin d’y découvrir des plantes rares. Ils  trouvent  A Malabar un arbuste abîmé par les chèvres. C’est le café “marron”, l’ espèce que l’on croyait disparue.

Pourtant cette plante était commune à Rodrigue . Les plantes ont été décimées par les tisaneries et les chèvres. Les tisaneries s’en servaient comme médicaments pour les gros buveurs d’alcool.

La plante unique et protégée  se trouve encore à Saint-Gabriel, un village au sud de l’île.

Des boutures sont transmises  à Kew Gardens à Londres. De la famille des Rubiacées comme le café, la plante est nommée  Ramosmania heterophylla, en  l’honneur de Sir  Seewoosagur Ramgoolam, l’ex-premier ministre mauricien, et de Sir Raman  Osman, premier gouverneur général de Maurice.

Davis, Aaron

Et Sarasan, Viswambharan du Royal Botanic Gardens Kew ont  réussi la propagation des boutures.  

La plante a fleurie à Kew mais n’a pas produit des graines.  Il fallait attendre la découverte des scientistes vers 2003 pour la pollinisation de cette espèce pour produire des graines.

        

Sept graines ont germé en  en 2007. La plante de Rodrigue n’était plus unique au monde comme le palmier Hyophorbe amauricaulis de Curepipe, Maurice.

 

sans s’y attarder. Mais la découverte de Rodrigues est en réalité bien antérieure au XVIe siècle. Entre le Xe et le XIe siècles, les îles des Mascareignes étaient régulièrement visitées par les Arabes. Pour preuve,

Une carte, réalisée au XIIe siècle par Al Sharif El-Edrissi, représente les trois îles des Mascareignes portant les noms de Dina Arobi (Ile Maurice), Dina Margabin (Réunion) et Dina Moraze (Rodrigues). Rodrigues est nommé en l’honneur du  portugais Don Diego Rodriguez qui la visita en 1528

En  1691 François Leguat et ses 7 compagnons huguenots sont restées dans l(iùe pour deux ans  

 

L”île sera occupée  par la France sous La Bourdonnais d’une manière permanente en 1735. Un détachement s’y installa ayant pour mission, le ramassage des tortues et leur chargement sur les bateaux de la Compagnie des Indes afin de ravitailler en viande fraîche ces deux îles et les navires de passage. Ce pillage se poursuivit durant 60 ans et entraîna leur extinction à la fin du XVIIIe siècle.

 

A partir de 1792, des esclaves africains furent envoyés de Maurice à Rodrigues. L’île  ne comptera au début du XIXe siècle que  22 colons et 82 esclaves.

 

En 1809, les anglais  prirent possession de Rodrigues.

 

A l’indépendance de Maurice en 1968, l’île fût intégrée à Maurice.

 

En 2002, l’île accéda à une certaine autonomie.

        

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Sténio Félix.

L’Ylang-ylang.

Cananga odorata,

Famille Annonacée.

Origine : Asie du sud Est, Sumatra, Philippines.

Elle a été Introduite au début du XXème siècle dans les Mascareignes. La plante a été introduite dans l’archipel des Comores, en 1909. Les Comores sont devenues le premier producteur mondial d’ylang-ylang. En dehors de Maurice, On trouve aussi des distilleries de fleurs d’ylang-ylang à Madagascar.

 

C’est un grand arbre de 5 mètres environ, à grosses feuilles  vertes simples, ovales. Les fleurs odorantes sont jaunes vert. Dès la troisième année on peut commencer la récolte des fleurs.

C’est une fleur très recherchée par les parfumeurs, car elle entre dans la fabrication de nombreux parfums.

La seule distillerie produisant de l’Ylang à Maurice depuis très longtemps est au Domaine Ylang-Ylang situé au sud de l’île Maurice, près de Vieux Grand Port/

Médication.

L’huile d’Ylang-Ylang est utilisée en aromathérapie et sert contre  d’hypertension artérielle et aussi comme  aphrodisiaque

Il existe plusieurs variétés violettes, roses ou jaunes, mais c’est L’Ylang-Ylang à fleurs jaunes qui a le meilleur parfum

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Sténio Félix.

Xanadu.

Philodendron xanadu

Family  : Aracée.

 

C’est un arbuste compact, denté, en forme de parasol d’un mètre environ.

Les belles feuilles vertes très décoratives sont lobées. Les veines au dessous des feuilles sont roses.

La fleur crème passé inaperçue.

C’est une plante qui pousse assez lentement et qui convient en pot pour les varangues.  

 Cette plante a été récemment multipliée à Maurice par Microlab , le laboratoire mauricien de culture in vitro.

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Sténio Félix.                                                   

Petit flamboyant,   

Caesalpinia pulcherrima                                                  

 Famille : Caesalpiniacées, Légumineuse

 Origine : régions tropicales d’Amérique.

Autre nom : Orgueil de Chine. fleur de paon, macata ou baraguette, peacock flower, Barbados pride, dwarf poinciana, Barbados flower-fence, red bird-of-paradise.

C’est l’emblème de la Barbade (Pride of Barbados).                                                                  Le genre porte le nom du philosophe, médecin et botaniste italien A. Caesalpino (1519-1603).

Caesalpinia pulcherrima, est un arbuste très décoratif de 4 mètres  de haut.

Les feuilles sont alternes avec plusieurs  paires de folioles portant à leur tour des paires de folioles ovales lancéolées et pennées.

Les inflorescences sont assez longues et portent de nombreuses fleurs en grappes voyantes.  Les fleurs ressemblant à un oiseau ont un long pédoncule. Le Calice a un tube court avec tube court. Il y a cinq pétales remarquables avec dix longues étamines qui dépassent largement la corolle. Les fleurs sont rouges,

Le fruit est une gousse aplatie de 10 cm de longueur et devient marron à maturité

Les fleurs du petit flamboyant sont généralement considérées comme toxiques.

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Sténio Félix.

Herbe aux écouvillons.

Pennisetum alopecuroides.

Origine : Asie, Australie

Famille Poacée.

Autres noms. Herbe aux écouvillons, fountain grass/

Le nom veut dire plume de soie. Penissetum est un genre avec une centaine d’espèces environ.

Pennissetum Cafrum, Penissetum cilatum, Penissetum perpureum existent aux Mascareignes.   

Cette plante  d’un mètre au plus,  est une belle graminée ornementale qui pousse parfois à l’état sauvage à Maurice. Elle n’est pas une mauvaise herbe et forme de beaux massifs.  Elle produit une touffe évasée.

Les étroites feuilles linéaires vertes dures se dressent et en murissant se recourbent gracieusement.

Les épis soyeux cylindriques comme des brosses étroites, sont  beige avec une tete blanche

Les graines réduites en farine peuvent être consommées.

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Sténio Félix.

Oiseau du paradis. 

Famille: Strelitziacées

Origine: Afrique du sud

Autre noms Bird of Paradise, Crane flower.

C’est un petit arbrisseau de 2 mètres au plus, produisant  une étrange et belle  fleur caractéristique orange et bleu qui ressemble à un oiseau.

Ce genre comprend plusieurs espèces

- Strelitzia reginae ‘Juncea’ ne dépasse pas 150 cm

- Strelitzia reginae ‘Humilis’ est une forme naine.

Strelitzia reginae ‘Mandela’s Gold’

Hauteur 1.50 mètres. Très prisé à Maurice.

Ce plant se trouve dans tous les pays tropicaux et elle est copieusement plantée dans les jardins. La plante est tellement commune à Los Angeles que le Strelitzia est devenu la plante de la cité.

L’Oiseau du Paradis forme des groupes  de plusieurs plantes adventives. 

Les feuilles très dures de couleur glauque, sont allongées.

L’inflorescences est formées de 3 fleurs de couleur orange et bleue.,

Les bractées, sont de couleur verte, teintées de  rouge. Les graines rondes sont partiellement recouvertes d’un arille orange.

Strelitzia reginae se multiplie par semis, ou par les rejets.

A Maurice cette plante peut être attaque par le flétrissement bactérien, Ralstonia solanacearum.  Dans les années 50, mon ami l’entrepreneur Arnold Bouquet voulait établir une plantation commerciale dans la région de Moka. La maladie s’est si vite propagée qu’il ne restait finalement que quelques plants isolés. Je n’ai pas rencontré depuis des attaques aussi sévères. Il semble en effet que les plantes actuellement cultivées à Maurice  sont probablement issues de clones assez résistantes au Ralstonia solanacearum.

 

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Sténio Félix.

Rose de porcelaine

Alpinia elatior

Autres noms : Baton de l’Empereur, Reine de Malaisie, Giant spiral ginger,  gingembre spirale gingembre tropicale, perle des Antilles, Nicolaia eliator (en hommage au Tsar Nicolas 1er), Alpinia magnifica

Famille : Zingibéracées.

Origine : Asie, Malaisie, Australie

C’est une plante assez grande qui peut atteindre  4 mètres.

Elle forme plusieurs tiges qui proviennet des des rhizomes.

Les feuilles engainées vert pâle à vert sont longues d’un demi mètre L’inflorescence est  terminale avec  un pédoncule très long qui sort  de la zone racinaire.

Les grandes  et belles bractées sont très colorées : rouge, rose, blanc suivant les variétés. La variété mauricienne est rose.  

 

A l’intérieur des bractées se trouvent  les vraies fleurs, minuscules, à calice fendu, la corolle rouge et orange  en tube. Le bord est jaunâtre. Les fleurs sont de longue durée.

 

Les fruits assez rares sont ronds et poilus.

Cette plante est cultivée à la Réunion sous ombrières, au Tampon notamment. A Maurice les planteurs d’Anthurium, des années 40 à 60 cultivaient aussi ce plant qui était alors commun  sous les arbres ou les serres de bambous.  

Les jeunes pousses en fleurs seraient comestibles

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Abthurium crydtallinum

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Anthurium commerciale.

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Butterfky.

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Anthurium Coquille.

 

 

 

 

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Anthurium schizerianum

 

Sténio Félix.

Anthurium.

Anthurium andreanum.

Famille Aracée.

Origine : Amérique tropicale et Asie. L’espèce type provient des forêts de Colombie.

Autres noms : Langue de feu, flamand rose.

 

Le nom vient du grec anthos, fleur et oura, queue.

Anthurium Andreanum. Cette espèce  a été découverte en  Colombia en 1876 par  le botanoste Edouard André.

André a envoyé des plantes en Belgique et au Royal Botanic Gardens de Kew, Angleterre. On trouve l’Anthurium dans les îles Hawai en 1889. Les plantes d’Hawai sont venues de Londres. On pense que cette plante a été introduite à Maurice vers la même période par un Baissac.

Ce n’est que dans les années 40 que la multiplication clonale a débuté. Ces clones allaient donner des formes et couleurs très variées  La Ozaki, vieille de 70 ans date de 1936, et la  ‘Nitta’ de 1946. Ces variétés sont encore produites par Microlab à Maurice.

 

Le plant d’Anthurium a une tige assez rigide avec de larges feuilles  en forme de cœur pointues. La fleur de l’Anthurium aussi en en forme de cœur a un aspect dur et ciré . On l’appelle la spathe. Elle est surmontée par l’inflorescence ; en forme doigt, parfois droit, souvent recourbé . Les spathes sont blanches, roses rouges, vertes ou oranges. Les variétés avec des spathes de deux couleurs se nomment Obaques.

Plante très toxique par ingestion et par contact. La sève et les jeunes feuilles étant les plus dangereuses.

 

 

La commercialisation actuelle prend compte des spadices de différentes formes et des spathes de différentes dimensions et  couleurs : blanc, crème, marron, rose, rouge pâle, rouge foncé, vert ou vert bicolore.

La fleur est recherchée pour sa rigidité et sa sa longue durée de vie en vase de plus de deux semaines.

L’Anthuriums aime un sol riche en matière organique très aéré  et bien drainé. Planté dans un milieu  poreux/  il ne supporte pas  la sécheresse ou l’excès  d’eau.

Sous couverture de sarlon  à une température de 18-22  degrés la plante va fleurir en abondance

A Maurice, la plante avait  d’abord été plantée un peu partout chez des particuliers sous des arbres.

Avec un début de commercialisation, on pouvait voir dans les années 50, des serres sous couverture de bambous chez certains propriétaires et employés des sucreries, en haute altitude.

C’est René Antelme, décédé en 2009, qui a fait introduire le sarlon pour améliorer les structures. Des modèles de serre plus solides sous sarlon ont été expérimentés par Alain Harel à Flacq. Ce type de serre qui a fait ses preuves, en période cyclonique  est encore utilisé.

 

Le wilt de l’Anthurium.

Dès 1973 des planteurs amateurs d’ ‘Anthurium qui produisaient quelques hybrides avaient constaté des mortalités chez certains hybrides. Après le cyclone tropical “Gervaise”la Ralstonea Solanacearum a sur Anthurium a été décelé à Maurice par Robert Antoine et Sténio Félix. L’anthurium etait alors planté sous serre couvert de bambous directement dans le sol sans fumure. La maladie devait être étudiée à  la Mauritius Sugar Industry Research Institute. 

 

En 1979 Raymond Mamet assumé le poste de conseiller des planteurs de Mascareina. C’est donc lui qui a eu à faire face à ce nouveau problème.

René Antelme qui avait crée cette firme d’exportation de fleurs devait initier les grandes plantations d’Anthurium dans des serres. Il avait des contacts à Hawaï et en Hollande Il rapporta plusieurs espèces d’Anthurium à Maurice.  Ozaki Nitta, Mauna Kea, Marian Seefuth. La multiplication par bouturage a été surtout confié  à Alain Harel à Bel Etang, Georges Wiehe à Labourdonnais, Jean Brouard de Le Terrain, Flacq. et Bathfield à Henrietta.

La commercialisation de l ‘Anthurium chez nous doit être mis au crédit de René Antelme et des ses collaborateurs dont Bob Anteme qui devait le succéder et Gerard Martin. Ce dernier a mis les exportations de fleurs mauriciennes sur la carte mondiale.

J’ai été nommé à la place de Mamet comme pathologiste et conseiller technique du groupe Anthurium Export.

 

Mes activités allaient couvrir l’agronomie et l’entomologie, de même que le contrôle de qualité des fleurs.

Plusieurs  planteurs d’Anthurium ont apporté leur  contribution au développement de cette plante à Maurice, notamment Jean Brouard, Lagesse à St Aubin, Forget à Flacq, Madame d’Unienville à Médine et  et surtout Georges Wiehe et son assistant à Labourdonnais. Tous étaient très concernés par la menace du wilt et craignaient non sans raison une recrudescence de la maladie.

J’ai recommandé de profonds changements dans les méthodes de plantation. Introduisant un milieu plus riche en matière organique avec l’usage du fumier de ferme  ou de poulet et aussi une couverture de paille de canne pour abaisser la température du sol. L’utilisation des principaux antagonistes Fusarium oxysporum non pathogène Pseudomonas fluorescens Pseudomonas syringae, souches saprophytes et des Streptomyces et Trichoderma présents dans nos sols en présence du fumier pouvait dans mes calculs réduire l’activité du pathogène cible. La méthode a été adoptée en premier par Alain Harel dans ses serres d’Anthurium Export à Flacq. Puis par Georges Wiehe à Labourdonnais et Jean Brouard à

LeTerrain, Queen Victoria.

 

Le laboratoire de de micro propagation Microlab, initié avec l’approbation de Anthurium Export avait été installé dans une maison que nous avons loué et aménagé à Quatre Bornes.

René Antelme et Georges Wiehe ont joué un rôle important dans ce projet. N’étant pas microbiologiste je me suis servi d’abord de mes connaissances de pathologiste pour faire démarrer le laboratoire. Mes premiers essais de mise en culture se sont révélés négatifs en raison de la présence permanente de contaminations tant par les champignons que les bactéries. Deux experts, les docteurs Fèbvre et Constantine de France et d’Angleterre respectivement conseillers d’Anthurium Export spécialement dans le domaine de micro propagation  ont aidé au démarrage technique et ont résolu nos difficultés par des désinfectants nouveaux.                                                   

Microlab a été pris en charge depuis le début par mon fils Jean Felix, diplômé de Montpellier. Après le départ des experts, il devait vite organiser une production saine et a pu fournir des plantules à plusieurs entreprises. La sourde présence de la bactérie Ralstonia solanacearum dans les plants in vitro a été une de ses constantes préoccupations.

Il a récemment introduire la culture hydroponique pour les plantules issues de son laboratoire. Dans ce domaine ; Maurice a rejoint la Hollande et pourra même  exporter des plantules saines exemptes de contamination par Ralstonia solanacearum. Le laboratoire a été complètement effectif dés 1991 pour la multiplication en masse de plusieurs variétés.

Un nouveau laboratoire plus grand a été installé en 1996 à Bel Etang, Flacq.

Ce laboratoire ayant en annexe une serre pour le transfert des micros plants est toujours en activité. En 2008, la compagnie Ciel a fait l’acquisition de Anthurium Export , des serres d’Anthurium et du laboratoire Micolab, en conservant le personnel.

Les agents pathogènes sont connus pour être  présents, même dans les solutions nutritives. Ils se manifestent par l’infection de la plante ou peuvent rester en état de latence. Une longue expérience de cette bactérie me laisse entrevoir  que planteurs et scientistes seront en présence de nouvelles difficultés et de nouveaux défis. L’utilisation du fumier et des couvertures herbacées devenant de plus en plus onéreuseles planteurs ayant en présence un niveau assez faible d’infection ont tendance d’en sous estimer l’importance et reviennent aux anciennes méthodes. Pour eux le risque est limité. La maladie étant toujours sévère sur la tomate on a de plus en plus recours à la culture hors sol. Je pense qu’après une recrudescence de la maladie dans l’Anthurium sui selon mes vues est inévitable, les planteurs vont opter pour la culture en hydroponique. L’expérience des planteurs de tomate et de Microlab va alors être déterminante.

Une autre maladie bactérienne Xanthomonas campestris pv. Dieffenbachiae a menacé l’industrie  de l’Anthurium depuis 1980 à Hawai. Il semble qu’une souche inoffensive de cette bactérie existe déjà à Maurice. Depuis son arrivée à la Réunion en 1996, la bactérie provoquant un dépérissement de l’anthurium, fait l’objet d’une surveillance régulière. La destruction des foyers initiaux en 1997 avait permis d’envisager une éradication de la maladie. Mais pour différentes raisons, celle-ci est réapparue début 2007 à la Réunion, menaçant à nouveau la filière anthurium.  Lors de ma mission dans ce pays en 1986, j’ai cherché en vain la presence de Pseudomonas Solancearum.  Dans l’Anthurium. La maladie existe cependant dans la tomate.

La Hollande avec  90 ha de serres est le plus grand producteur et exportateur suivi par Maurice. La Hollande ne plante que du materiel sain issu de culture de tissues. En  2006 la Hollande a exportée 84 million de fleurs d’anthurium.

D’autres exportateurs sont Hawai, Brésil, Sri Lanka, Inde and Côte d’Ivoire. Philippines 

 

Espèces  d’Anthurium.

 

Anthurium andraeanum

Anthurium cordatum

Anthurium crenatum

Anthurium dominicense

Anthurium palmatum

Anthurium scandens

Anthurium crystallinum. Cette dernière a été cultivée depuis longtemps à Maurice.

 

Anthurium Scherzerianum: Appelée aussi en français langue de feu, c’est l’espèce que l’on élève facilement en appartement. De couleur rouges, oranges ou blanches

Cultivé privément à Maurice sous des varangues de maisons en bois, sa culture n’a pas cependant eu la faveur des horticulteurs.