La fleur du Café Marron de Rodrigue.en provenance de Kew, Angleterre. 
Sténio Félix.
Le “café marron” de l’île Rodrigue.
C’est un arbuste de 2 mètres, à feuille verte, produisant des fleurs blanches. On l’a croyait disparue.
En 1980, un enseignant envoie ses élèves explorer afin d’y découvrir des plantes rares. Ils trouvent A Malabar un arbuste abîmé par les chèvres. C’est le café “marron”, l’ espèce que l’on croyait disparue.
Pourtant cette plante était commune à Rodrigue . Les plantes ont été décimées par les tisaneries et les chèvres. Les tisaneries s’en servaient comme médicaments pour les gros buveurs d’alcool.
La plante unique et protégée se trouve encore à Saint-Gabriel, un village au sud de l’île.
Des boutures sont transmises à Kew Gardens à Londres. De la famille des Rubiacées comme le café, la plante est nommée Ramosmania heterophylla, en l’honneur de Sir Seewoosagur Ramgoolam, l’ex-premier ministre mauricien, et de Sir Raman Osman, premier gouverneur général de Maurice.
Davis, Aaron
Et Sarasan, Viswambharan du Royal Botanic Gardens Kew ont réussi la propagation des boutures.
La plante a fleurie à Kew mais n’a pas produit des graines. Il fallait attendre la découverte des scientistes vers 2003 pour la pollinisation de cette espèce pour produire des graines.
Sept graines ont germé en en 2007. La plante de Rodrigue n’était plus unique au monde comme le palmier Hyophorbe amauricaulis de Curepipe, Maurice.
sans s’y attarder. Mais la découverte de Rodrigues est en réalité bien antérieure au XVIe siècle. Entre le Xe et le XIe siècles, les îles des Mascareignes étaient régulièrement visitées par les Arabes. Pour preuve,
Une carte, réalisée au XIIe siècle par Al Sharif El-Edrissi, représente les trois îles des Mascareignes portant les noms de Dina Arobi (Ile Maurice), Dina Margabin (Réunion) et Dina Moraze (Rodrigues). Rodrigues est nommé en l’honneur du portugais Don Diego Rodriguez qui la visita en 1528
En 1691 François Leguat et ses 7 compagnons huguenots sont restées dans l(iùe pour deux ans
L”île sera occupée par la France sous La Bourdonnais d’une manière permanente en 1735. Un détachement s’y installa ayant pour mission, le ramassage des tortues et leur chargement sur les bateaux de la Compagnie des Indes afin de ravitailler en viande fraîche ces deux îles et les navires de passage. Ce pillage se poursuivit durant 60 ans et entraîna leur extinction à la fin du XVIIIe siècle.
A partir de 1792, des esclaves africains furent envoyés de Maurice à Rodrigues. L’île ne comptera au début du XIXe siècle que 22 colons et 82 esclaves.
En 1809, les anglais prirent possession de Rodrigues.
A l’indépendance de Maurice en 1968, l’île fût intégrée à Maurice.
En 2002, l’île accéda à une certaine autonomie.